Skip to main content

Cérémonie du 25 novembre 2025 de remise du Prix Littéraire de la Résistance

À Monsieur Uwe WITTSTOCK
pour MARSEILLE 1940 – QUAND LA LITTÉRATURE S’ÉVADE (ED. GRASSET)

Dans les Salons de Boffrand de la Présidence du Sénat
La SFAADIR était représentée par Valérie Douchez-Josse

Le prix littéraire de la Résistance CAR – Souvenir français – Ordre de la Libération a été décerné en 2025 à l’historien allemand Uwe Wittstock pour son ouvrage Marseille 1940 – Quand la littérature s’évade.
La cérémonie a été ouverte au nom du Président du Sénat par Mme Jocelyne Guidez, présidente du groupe d’études du Sénat Monde combattant et Mémoire.

M. Serge Barcellini, président du Souvenir français, a rappelé les origines du Prix littéraire de la Résistance, créé dans les années 1950 par le Comité d’action de la résistance (CAR) et dont le Souvenir français – en partenariat avec l’ordre de la Libération depuis 2023 – assure l’animation. M. Barcellini a également salué la présence à ses côtés de jeunes élèves du lycée Jacques Decours, officiant en qualité de porte-drapeaux.

M. Olivier Maigne, contrôleur général des armées, intervenant au nom de Mme Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des armées et des anciens combattants, a inscrit l’histoire de la Résistance dans le contexte créé par la guerre en Ukraine, soulignant combien l’engagement des résistants français et la lutte du peuple ukrainien illustrent, chacun dans son époque, que la défense de la liberté est une responsabilité partagée, et que chacun, selon ses talents, peut contribuer à ce combat essentiel.

M. Vladimir Trouplin, conservateur du Musée de l’Ordre de la Libération, a souligné les qualités scientifiques et littéraires du livre d’Uwe Wittstock, consacré au journaliste américain Varian Fry qui sauva de nombreuses vies en permettant à de grandes figures de la vie culturelle et artistique de l’époque, menacées par les lois anti-juives de Vichy, de fuir la France et, pour certains, de rejoindre les États-Unis. Parallèlement à la découverte de ce héro discret, dont l’action à Marseille tient pour beaucoup du thriller et qui fut reconnu Juste des Nations en 1994 par l’Institut international pour la mémoire de la Shoah Yad Vashem, Marseille 1940 fait découvrir une page inédite de l’histoire de la Seconde guerre mondiale, lorsque se retrouvent à Marseille, dans l’attente d’une improbable évasion, des personnalités comme Hannah Arendt, Walter Benjamin, Heinrich Mann, Anna Seghers, André Breton, Max Ernst ou encore Marc Chagall. L’auteur livre ainsi une galerie de portraits qui tient autant du roman que de l’ouvrage historique de référence.